Désolée, j'étais en Espagne ! Où j'ai appris à être socialiste, parce que le candidat de la droite aux élections législatives espagnoles, Rajoy, il est laid, mais laid... Et il zozotte...
Ce n'est pas une raison pour changer de camp ? Ah pardon ! Au contraire, c'est très instructif de regarder un débat politiquedans une langue qu'on comprend à (grand) peine, de se laisser happer par le langage des gestes des deux lutteurs sur le ring avec seulement une très vague idée du sujet abordé, des arguments évoqués, de la science développée, mais une pleine conscience des petites trahisons de leurs inconscients à l'oeuvre dans leurs tordages de mains, leurs regards en berne ou leurs sourires carnassiers.
Et puis regarder un débat sans comprendre un mot d'une langue imbittable en attendant le simple et net coup de poing sur la table, n'est-ce pas ce que font 75 % des électeurs français devant TF1 les soirs de match ?
Dimanche, c'était l'extase : Zapatero, le beau gauchiste aux yeux verts et aux sourcils en accents circonflexes, avait volé mon coeur, il a gagné ! Mon premier pari socialiste, il gagne ! Au menu dimanche soir : Champagne et Jàmon Patta Negra! Miam!
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