Ca y est. Il y a des caleçons dans mon placard. Ce ne sont pas les miens. Il y a aussi des chaussettes taille 43-46, des chaussures sans talons, pleines de lacets, des t-shirts plus grands que mes robes, des jeans où je rentre à une moi-même et demie... Je crois qu'il y a un homme qui vit chez moi.
Je ne bois pas de soda mais je me suis résolue au Coca dans le frigo, à côté de son pote l'Orangina Rouge, si méchant. Je ne mange rien de tout préparé, (quand j'achète du fait-en-usine, j'y ajoute toujours ma touche perso : goûtez ma pizza Lidl à 0,70 € agrémentée de gorgonzola et d'huile de noix), mais j'ai du pousser mes os à moëlle, écarter mon Mont d'Or fermier pour concéder sur le Yop et les Kinder Pingui. Je n'achète que du salé. Ou du nature, comme mes yahourts, mon café, que je bois sans sucre. (Seule exception, le chocolat Côte d'Or, celui au lait! miam miam! en grosses tablettes! oh pute borgne, que c'est bon! ) Sinon, quand je me fais un plaisir gourmand au supermarché, c'est pour m'acheter un rognon de veau ou une boite de brandade Couderc. Et oui. Or, des M&M's figurent à présent sur ma liste définitive de courses de la semaine.
Mais mon amoureux et moi savons trouver des terrains d'entente résolument exquis. Comme les quenelles de brochet que nous napperons de sauce Nantua comme au bon temps de notre premier dîner gastronomique, chez les Eleveurs du grand Andy de Brouwer, à Hal, près de Bruxelles... En retour, mon amoureux consent à mes caprices d'eau pure, à mon café matinal, à mes appels de nourriture verte (salade, épinards, courgettes... ), il ne râle pas quand je lui pique du Yop et des M&M's et il me mange parfois un carré de Côte d'Or.
Nos trois consoles (sa Play Station 2, ma Wii et notre Super Nes) cohabitent dans la plus parfaite harmonie sur l'étagère où trônaient jadis Les Meilleurs Vins du Monde et l'album photo de l'exposition consacrée à Nicolas de Staël à Beaubourg en 2003 (non, je ne regrette pas les musées parisiens, je n'y foutais jamais les pieds! En revanche, quand j'y allais, je marquais le coup, j'achetais le livre...).
Dans la salle de bain, le choc de la cohabitation se fait plus feutré. Je recommande aux angoissées du passage à la vie à deux de tomber, comme moi, sous le charme d'un métalleux à longue crinière. Ses après-shampoings et masques capillaires font merveille au bord de ma baignoire. Comme je me laisse pousser les cheveux pour mieux lui plaire, sa brosse à cheveux a plus de place dans ma nouvelle vie que le peigne de mes années parisiennes de femme active aux cheveux courts faute de temps à perdre.
Nous avons déplacé les meubles pour gagner un peu de place ici et là. Objectivement ça le fait.
Parce que figurez-vous que Mademoiselle Flipette de l'Engagement (vieille noblesse bourguignone) est sur un nuage! Aux anges, la p'tite!! Et à croquer!
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1 commentaire:
Congratulations ! Tu viens de terminer un nouveau niveau dans le jeu "La vie n'est pas un long fleuve tranquille". Tu as ramassé tous les bonus, réussi tous les combos, découvert tous les passages secrets, évité tous les pièges !! Continue ainsi, tu es sur la bonne voie. Fais gaffe au prochain niveau, il y a des sujets à éviter : les chaussettes qui traînent, les miettes de gâteaux sur le canapé, les verres qui trainent sur la table basse, les serviettes en boule dans la salle de bain, la vaisselle pas faite, les soirées match de foot, les soirées binouze party avec les potes, n'oubliez pas d'instaurer un planning drastiques pour la salle de bain !!!
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