jeudi 17 juillet 2008

Le froid c'est la vie

Aux environs du 17 novembre, je ne serai vraisemblablement plus du tout d'accord avec le titre de ce chapitre et je le renierai sans scrupules. Mais nous sommes le 17 juillet et, depuis deux jours, l'appartement du 3ème étage gauche du batiment A1 de la résidence la Roseraie abrite un nouvel occupant. Que les deux premiers ont accueilli avec des danses tribales ponctuées de cris de joie, avant de sacrifier un bouc à sa gloire. Fulbert le Frigidaire est à présent des nôtres. Enfin.

Il a fallu être doux avec lui. Après l'avoir transporté couché, nous l'avons laissé remettre ses gaz en place pendant 24 heures. Puis nous l'avons lavé (parce qu'un frigo fermé depuis huit mois, même s'il était propre à la base, il faut reconnaître que ça schmoutte, ça puire, ça poque bien du derche). Puis, comble du bonheur, nous l'avons rempli. Hier, tels deux guerriers du vingt-et-unième siècle, mon amoureux et moi-même avons regagné au supermarché nos grades de consommateurs à part entière. Plus aucun rayon ne nous était interdit. Nous nous sommes rués au frais pour redécouvrir les joies du Yop, des yahourts à la grecque, de la glace aux marrons de l'Ardèche, de la Leffe en carton de six bouteilles de 75cl, des rognons... de toutes ces choses qui ne se conservent et ne se consomment que froides. Parce que tiède, c'est dégueulasse (la bière, notamment*).

Un grand merci à ma petite famille qui a pris la route pour nous apporter Fulbert!


* Aux représentants de la perfide Albion qui seraient choqués par ce constat sans appel, je rappelle cette blagounette qui nous amuse beaucoup (tout est relatif) sur le continent : "Ah la gastronomie anglaise !... Pour s'y retrouver, il suffit de connaîtres les températures : si c'est froid, c'est de la soupe ; si c'est tiède, c'est de la bière."

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