J'aime pas le lundi. J'aime pas le lundi quand il suit un dimanche paradisiaque, où j'ai pu donner libre cours à ma misanthropie naturelle : rester enfermée chez nous, avec mon amoureux, puis sans lui, car il travaille le dimanche. Un dimanche où j'ai ensuite gagné le littoral pour applaudir Alain Bashung après deux ou trois verres de picpoul et des huîtres dans l'espace VIP, au bord de l'étang de Thau. Où j'ai eu le flair de quitter le concert avant la fin (une fois ma chanson jouée) pour éviter de partir avec le troupeau. Où je suis rentrée chez moi tranquillement pour y trouver une foule de copains de bonne humeur, avec qui on a vidé quelques bières belges. Où j'ai pu vérifier que la combinaison picpoul+biere+écran-géant-trop-près n'est pas à recommander*. Où je me suis endormie avec mes lentilles et beaucoup trop tard.
Ce lundi, un clin d'oeil à Pénélope m'épuise déjà mais c'est bien vrai, je ne suis plus une jeune fille.
Doliprane, mon ami, pourquoi m'as-tu abandonnée ?
* Nous avons fait l'acquisition de la fameuse PS3 qui fait aussi lecteur Blue Ray alors notre belle télé écran plat 102 cm a enfin vu la lumière du jour car il fallait qu'on sache comment ça rend... Oui mais le salon est un vaste chantier alors nous avons installé le monstre dans une des chambres de dix mètres carrés dont trois habitables... La télé est à trois mètres du matelas qui sert de canapé dans ce salon improvisé. Pour regarder Into the Wild, c'est trop près.
lundi 21 juillet 2008
jeudi 17 juillet 2008
Le froid c'est la vie
Aux environs du 17 novembre, je ne serai vraisemblablement plus du tout d'accord avec le titre de ce chapitre et je le renierai sans scrupules. Mais nous sommes le 17 juillet et, depuis deux jours, l'appartement du 3ème étage gauche du batiment A1 de la résidence la Roseraie abrite un nouvel occupant. Que les deux premiers ont accueilli avec des danses tribales ponctuées de cris de joie, avant de sacrifier un bouc à sa gloire. Fulbert le Frigidaire est à présent des nôtres. Enfin.
Il a fallu être doux avec lui. Après l'avoir transporté couché, nous l'avons laissé remettre ses gaz en place pendant 24 heures. Puis nous l'avons lavé (parce qu'un frigo fermé depuis huit mois, même s'il était propre à la base, il faut reconnaître que ça schmoutte, ça puire, ça poque bien du derche). Puis, comble du bonheur, nous l'avons rempli. Hier, tels deux guerriers du vingt-et-unième siècle, mon amoureux et moi-même avons regagné au supermarché nos grades de consommateurs à part entière. Plus aucun rayon ne nous était interdit. Nous nous sommes rués au frais pour redécouvrir les joies du Yop, des yahourts à la grecque, de la glace aux marrons de l'Ardèche, de la Leffe en carton de six bouteilles de 75cl, des rognons... de toutes ces choses qui ne se conservent et ne se consomment que froides. Parce que tiède, c'est dégueulasse (la bière, notamment*).
Un grand merci à ma petite famille qui a pris la route pour nous apporter Fulbert!
* Aux représentants de la perfide Albion qui seraient choqués par ce constat sans appel, je rappelle cette blagounette qui nous amuse beaucoup (tout est relatif) sur le continent : "Ah la gastronomie anglaise !... Pour s'y retrouver, il suffit de connaîtres les températures : si c'est froid, c'est de la soupe ; si c'est tiède, c'est de la bière."
Il a fallu être doux avec lui. Après l'avoir transporté couché, nous l'avons laissé remettre ses gaz en place pendant 24 heures. Puis nous l'avons lavé (parce qu'un frigo fermé depuis huit mois, même s'il était propre à la base, il faut reconnaître que ça schmoutte, ça puire, ça poque bien du derche). Puis, comble du bonheur, nous l'avons rempli. Hier, tels deux guerriers du vingt-et-unième siècle, mon amoureux et moi-même avons regagné au supermarché nos grades de consommateurs à part entière. Plus aucun rayon ne nous était interdit. Nous nous sommes rués au frais pour redécouvrir les joies du Yop, des yahourts à la grecque, de la glace aux marrons de l'Ardèche, de la Leffe en carton de six bouteilles de 75cl, des rognons... de toutes ces choses qui ne se conservent et ne se consomment que froides. Parce que tiède, c'est dégueulasse (la bière, notamment*).
Un grand merci à ma petite famille qui a pris la route pour nous apporter Fulbert!
* Aux représentants de la perfide Albion qui seraient choqués par ce constat sans appel, je rappelle cette blagounette qui nous amuse beaucoup (tout est relatif) sur le continent : "Ah la gastronomie anglaise !... Pour s'y retrouver, il suffit de connaîtres les températures : si c'est froid, c'est de la soupe ; si c'est tiède, c'est de la bière."
mardi 1 juillet 2008
Un rythme d'enfer... Heureusement, y'a Joe !
J'aimerais vous y voir. Les travaux avancent, nous avons laissé la salle de bains en plan, mais utilisable. Il fait depuis dix jours une chaleur ahurissante. Ciel sans nuage et températures au-dessus de trente degrés, tous les putains de jour. Mon amoureux manie perceuse et disqueuse avec une virtuosité qui sent le métier. Ah... Euh... Sauf la disqueuse, qui est morte dans ses belles mains.
Mes journées ressemblent à ça : 8h00 réveil pour départ à 8h30... Ou parfois un petit poil plus tard... Jusqu'à 18h00 (pas beaucoup plus tard), je rédige au bureau et il faudra que je vous parle de nos adorables stagiaires. 18h00, le cerveau tout essoré, je regagne mon chez moi à travers les bouchons qui encombrent le rond-point de Port-Marianne et le feu qui croise le chemin de Moularès. Si vous êtes toujours parisien, vous devez être perdu ! Mais n'oubliez pas de rajouter la chaleur... et les cigales aussi, quand même, parce qu'il y en a en plein Montpellier !
Bref, je rentre chez moi, retrouver mon amoureux et son géniteur, qui s'affairent à notre bonheur depuis maintenant trois semaines. En réalité, j'apporte de la nourriture à deux fauves affamés, qui ont passé la journée enfermés dans les poussières de plâtre et qu'on distingue à grand peine des murs dont ils ont adopté le blanc manteau... Jusqu'ici, nous mangions (avec les doigts et des grognements de bête repue pour toute conversation), finissions les travaux sans bruit (ceux avec attendront des heures décentes) et nous couchions comme des brutes saoules, vers une heure du matin, ivres de fatigue et de chaleur, après une douche salvatrice. Et le lendemain, re-belote.
Mais depuis trois jours, c'est la renaissance ! Les parents de notre ami Joe sont partis en vacances, lui laissant la garde et la responsabilité de leur maison et de sa piscine. Joe aime les bons petits plats, le punch coco, les épices et les herbes rares, le métal en fusion et se baigner dans sa piscine. Nous aussi. Alors tous les soirs depuis maintenant trois jours, nous quittons notre petit Beyrouth à nous pour rejoindre la civilisation : une cuisine équipée, la conversation de Joe (sans soudure ni perçage au menu), un salon sans trous aux murs, avec canapé et table basse... le rêve quoi ! Nous préparons à manger tous ensemble et nous barbotons en gloussant dans la piscine. Puis, avec mon amoureux, nous rentrons et nous couchons comme des brutes saoules vers deux heures du matin. Et le lendemain, c'est aujourd'hui. Et je n'ai pas envie de travailler... ^^
C'est normal d'avoir envie d'un punch coco dans une piscine à 10h du matin ?
Mes journées ressemblent à ça : 8h00 réveil pour départ à 8h30... Ou parfois un petit poil plus tard... Jusqu'à 18h00 (pas beaucoup plus tard), je rédige au bureau et il faudra que je vous parle de nos adorables stagiaires. 18h00, le cerveau tout essoré, je regagne mon chez moi à travers les bouchons qui encombrent le rond-point de Port-Marianne et le feu qui croise le chemin de Moularès. Si vous êtes toujours parisien, vous devez être perdu ! Mais n'oubliez pas de rajouter la chaleur... et les cigales aussi, quand même, parce qu'il y en a en plein Montpellier !
Bref, je rentre chez moi, retrouver mon amoureux et son géniteur, qui s'affairent à notre bonheur depuis maintenant trois semaines. En réalité, j'apporte de la nourriture à deux fauves affamés, qui ont passé la journée enfermés dans les poussières de plâtre et qu'on distingue à grand peine des murs dont ils ont adopté le blanc manteau... Jusqu'ici, nous mangions (avec les doigts et des grognements de bête repue pour toute conversation), finissions les travaux sans bruit (ceux avec attendront des heures décentes) et nous couchions comme des brutes saoules, vers une heure du matin, ivres de fatigue et de chaleur, après une douche salvatrice. Et le lendemain, re-belote.
Mais depuis trois jours, c'est la renaissance ! Les parents de notre ami Joe sont partis en vacances, lui laissant la garde et la responsabilité de leur maison et de sa piscine. Joe aime les bons petits plats, le punch coco, les épices et les herbes rares, le métal en fusion et se baigner dans sa piscine. Nous aussi. Alors tous les soirs depuis maintenant trois jours, nous quittons notre petit Beyrouth à nous pour rejoindre la civilisation : une cuisine équipée, la conversation de Joe (sans soudure ni perçage au menu), un salon sans trous aux murs, avec canapé et table basse... le rêve quoi ! Nous préparons à manger tous ensemble et nous barbotons en gloussant dans la piscine. Puis, avec mon amoureux, nous rentrons et nous couchons comme des brutes saoules vers deux heures du matin. Et le lendemain, c'est aujourd'hui. Et je n'ai pas envie de travailler... ^^
C'est normal d'avoir envie d'un punch coco dans une piscine à 10h du matin ?
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