lundi 29 septembre 2008

Lundi 29 septembre 2008 : Sarah Palin et Hillary Clinton débattent de leurs différences

Je l'avoue, toute à mes travaux et à mes petits bonheurs, j'ai négligé la campagne présidentielle américaine. Elle se poursuit, cahin-caha, malgré mon silence. Hillary est effondrée et m'en veut. Barack se marre et continue, Mc Cain me demande de me décider : Angelina Jolie l'a fait, à mon tour de dire pour qui je vais voter. Je lui ai dit "Non, John. Tu manques d'air dans ton Grand Canyon, je ne vote pas aux Etats-Unis, mon grand."

Régalez-vous avec ça, les anglophones dans l'âme, c'est une caricature de Sarah Palin et d'Hillary Clinton dissertant sur les dérives sexistes de la campagne présidentielle américaine. Dérives qu'Hillary s'est mangées en pleine face quand elle est partie à la conquête de l'investiture démocrate. Pendant que son propre parti lui mangeait le nez, les républicains ont vu qu'une femme s'attirait la sympathie des votantes, à défaut de celle des états-majors. Sitôt investi, le candidat McCain s'est empressé d'offrir la place très confortable de co-listier à une co-listière, n'importe laquelle, du moment qu'elle n'a ni casseroles au fondement ni cadavre dans le placard. Il est allé la chercher dans une terre sauvage et pure, dans le grand blanc des glaces éternelles. Sarah Palin est gouverneur de l'Alaska, mange des steaks d'élan, partique la pêche de glace et vit sur un lac avec son hydravion, son mari et ses cinq enfants.

Pendant ce temps, dans le camp démocrate, Hillary a perdu l'investiture. On peut dire qu'elle a perdu tout ce pour quoi elle tient debout depuis la présidence de Bill, tout ce pour quoi elle n'a jamais divorcé. Aussi, on ne s'étonnera pas de voir une Hillary passablement amère et remontée dans cette caricature. Et si vous trouvez Sarah Palin un peu cruche, il est peut-être temps de vous renseigner sur cette possible présidente des Etats-Unis qui croit que les dinosaures, comme l'homme et comme l'univers, sont apparus sur ordre de Dieu il y a 6000 ans, max ! Regalez-vous !


Live from Montpellier ! It's Monday Afternoon ;)

Lundi 29 septembre : Un peu de déco...

Comme le temps file ! Dire que vous ne savez toujours pas ce qu'il est advenu de cette pièce nette et fraîche de murs, certes, mais sans parquet encore. Dire que vous ne savez rien non plus de la façon dont nous avons manié le bois, le noir et le le blanc ; dire que vous ignorez toujours par quel miracle nous avons trouvé la place pour une colline toscane sous notre téléviseur (ou devrais-je dire notre MEPTT, pour "méga-écran plat qui tabasse tout") ; dire que vous n'avez pas assisté au couronnement dudit téléviseur, lors de sa triomphale mise au mur... Bref, en fait, vous ne savez RIEN !

Mouahahahaha! Un gargantuesque sentiment de toute-puissance m'envahit au moment de poster les images qui suivent ! C'est parti, tenez-vous bien !

Tenez-vous mieux.

Donc, nous somme de retour à cet instant fragile qui nous a vu poser sur un marbre fendu, tranché et jointé la toute première latte de notre miraculeux parquet suédois. En quelques lignes, nous avons appris les rudiments de la pose.

Au matin, so it begins...

Il nous a fallu quelques heures à peine pour finir le gros rectangle qui s'étend devant la porte d'entrée, entre la fenêtre de la cuisine et celle de la salle à manger. Ca donnait ça :

Le soir : tonnerre d'applaudissements

Il nous manquait le carré salon, dans le prolongement de la salle à manger. Le lendemain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, nous avons attaqué le-dit carré qui n'a pas fait un pli. Car, voyez comme la vie sourit aux innocents : la largeur de ce carré était exactement égale à la longueur de deux lames de notre parket (oui, car Ikéa...). Nous avons donc fini ça en deux temps et trois mouvements qui nous font cinq, en quinconce, donc, comme il se doit. (Si vous n'avez pas compris cette phrase, reportez-vous au post qui vous explique comment vivre sans la moindre espèce de culture. Mouahahahahaha... je suis déchaînée... Et ça continue!).


Notre carré salon, d'exacement 16 Iké-lattes²

Une fois ceci fait, nous n'avons pas voulu nous reposer sur nos lauriers : il a fallu monter tout de suite la cuisine. Nous avions l'aide de merveilleux lutins aux chants joyeux librement inspirés de Pantera et de Gronibard ou Metal Urbain (et son hymne des douces soirées au coin du feu, J'irai chier dans ton vomi *).

*"... pour t'apprendre la poésie", précisent ces grands sensibles, NDLR.

Et nous avons pu vérifier une énième fois la vérité absolue du précepte suédois : Ne dis pas "ils se sont plantés sur leur plan, les mecs d'Ikéa", dis : "ah, je n'arrive pas à la même solution que le plan, je démonte tout et je recommence."

La cuisine se fait sa petite place au soleil

Vous avez eu droit à assez de pas à pas comme ça. Je vous épargne les dernières courses chez Ikéa et le signe... enfin, non, ce n'était pas un discret signe de la main, mais bien un panneau en dix mètres sur douze que notre ange gardien nous a fait parvenir. Appelez ça une coïncidence si vous y tenez, mais, après nous être longuement lamentés dans les rayons de notre manque de moyens qui rendait leur acquisition impossible, nous avons trouvé le canapé en cuir de nos rêves et le tapis blanc des mêmes rêves à la bonne trouvaille d'Ikéa, en parfait état. A -30 %, les rêves se réalisent, les licornes débordent du placard de la chambre à coucher.

Bienvenue dans notre Ikea-home, mâtinée de Fly pour le fauteuil et la salle à manger...

Dos à la porte d'entrée, sur votre gauche, la cuisine, son évier de tueuse et son bar

Dos à l'évier, vous découvrez mon rêve de gourmande : ma gazinière à cinq feux

Devant le bar, c'est la salle à manger, sa table n'a pas aimé le transport en coupé Hyundai. A quoi ce dernier a répliqué : "Est-ce que j'ai l'air d'un déménageur breton??"


Super Salon et toute son équipe : Super Canap, Super Fauteuil, Super MEPTT... Et super-toscans, les cyprès !

Le coin méditation que je me réservais a disparu derrière le grand meuble à DVD (long soupir).

Vous vous étonnez peut être de l'intervention de toutes ces plantes alors que mes pouces ne sont pas verts, mais alors pas verts du tout.
Commençons par les cyprès nains. Vous ne seriez pas les premiers à vouloir les toucher pour vérifier s'ils sont vrais. Arrêtez de vous moquer et écoutez leur histoire, avant de dire du mal. Après avoir posé bien haut la télé pour un vrai effet cinéma, il nous fallait quelque chose pour combler le vide entre un meuble très bas et un écran bien haut. Tout étant très vertical et somme toute bien parrallèle dans notre déco (sinon, c'est le bordel), j'ai pensé à des plantes fines et verticales pour faire ce trait d'union entre les horizons du meuble et de la télévision. Une image de cyprès toscan est venue s'imposer derrière mes paupières et Ikéa (encore et toujours) nous a fourni des cyprès d'un vert kiwi qui laisse nos visiteurs sceptiques. Moi je trouve qu'ils font très "accueil de spa bien chic", sur le mode "Hammam de l'Ecusson, bonjour!". Pour les Parisiens qui ne lisent que le parisien dans le texte, on pourrait traduire par "Hammam du Marais, bonjour!"...

Ah oui, et la grosse broussaille vert foncé en haut du meuble de droite, c'est un Spathiphyllium Cupido. De nom, ça ressemble à une MST. De face, ça ressemble à un arum. Que fait-il là ? Nous n'avons voulu qu'un grand meuble à DVD pour ne pas couper la lumière côté baie vitrée. Pour compenser le dénivelé et réintroduire le parrallélisme essentiel à notre équilibre, nous avons mis une plante qui atteint presque la hauteur du meuble en face... A quoi on m'a répondu qu'il fallait mettre une petite plante sur le grand meuble pour compenser la grande plante sur le petit meuble. Mais j'ai pour ma part choisi d'épargner les mouches. Et puis, c'est toujours une bonne nouvelle que d'apprendre qu'il y a plus névropathe que soi.

samedi 27 septembre 2008

Samedi 27 septembre 2008 : le paradis

C'est samedi! Il est neuf heures, je déguste mon café, le lever de soleil était magnifique. Dans le salon, la lumière est douce et encore un peu rosée. Bientôt, il fera chaud! La terrasse est orientée au sud-est, il y fait une chaleur intenable l'été à partir de dix heures... Mais la lumière est belle et nous avons bien fait de casser les murs. A présent elle traverse l'appartement, et le soir, du côté orienté nord-ouest, le couchant rose orange et rouge se répand jusqu'au salon... Et c'est nous qui l'avons fait! (pour le soleil, on a délégué, mais les murs de l'appart, c'est nous!)
Mon amoureux est parti répéter avec son groupe. Je profite du calme pour ranger, fignoler. Je m'accorde de vastes pauses où je larve dans le canapé, contemplant mon petit royaume avec fierté. En fait, je travaille aussi : j'ai lu d'une couverture à l'autre le numéro du Point Spécial Vins. Passionnant, et qui m'inspire de bien belles ballades! Mon inspiration est pourtant en sourdine depuis quelques temps... Le déménagement l'a un peu chamboulée. Heureusement, la vie met sur ma route des aiguillons. Une amie m'a demandé récemment de rédiger pour elle un article en anglais sur le thème des vins qu'aiment les femmes. J'ai eu l'occasion d'aborder ce sujet un bon nombre de fois, c'est lui qui m'a permis d'être publiée dans la Revue du Vin de France. Des années plus tard, la thématique me sort par les yeux tant elle est propice aux lieux communs. J'ai donc rassemblé ces derniers sur le mode sardonique et j'ai écrit un article qui a rencontré un très joli succès. Oui, vraiment, tout va bien.

lundi 8 septembre 2008

8 Septembre 2008 : le grand retour, en images !

Pardon, pardon, ami lecteur, toi aussi tu m'as beaucoup manqué !
Petit résumé de mon été, depuis que nous ne nous sommes vus : du travail au bureau jusqu'au 15 août, puis des travaux au bercail pour aboutir à une cuisine-salle à manger-salon enfin terminée aux premiers jours de septembre.
Mais depuis le temps que je vous impose de faire fonctionner votre imagination, je vous dois quelques images. Je ne peux faire l'avant-après de cette transformation de mon appartement car je n'ai pas les photos du tout début. Rappel, donc : le 6 juin, cet appartement comprenait, notamment, une cuisine, une entrée et un salon-salle à manger, séparés par des murs. Le 7 au matin, convoquée à Istres pour le mariage de ma cousine adorée, je laissais l'appartement entre les mains expertes de l'homme qui partage ma vie. Il devait casser les murs sus-évoqués, malgré ma réticence initiale. Voici ce que j'ai trouvé en regagnant mes pénates le 8 en fin de matinée.

Le 8 juin : pas de retour en arrière

Le 8 juin : matez-moi ces gravats !

A ce stade, il nous fallait refaire la plomberie qui n'apparaît pas sur les photos, ainsi que l'électricité, qui apparaît, elle, car des fils couraient dans les murs que mon grand amour a pulvérisés, avec la brutalité qu'on lui connaît. Ce sont les toiles d'araignées que vous distinguez au premier plan. Ces tâches étaient réservées aux hommes : ma moitié, son frère et son géniteur, pour ne pas les nommer. A ce stade, ma tâche à moi était de m'acquitter de l'achat des fournitures (j'appelle à présent par leur prénom un gros tiers des effectifs commerciaux du Castorama de Carnon et du BricoDépot de Saint-Jean de Védas. Ca calme, s'pas? ). Pas programmée mais bruyamment applaudie fut mon initiative de faire appel à un serial-débarrasseur pour évacuer les gravats. Regardez, ça va tout de suite mieux :



Le 10 juin : plus de gravats et une baignoire !

... Car le ravissant cadre en bois que vous repérez dans la moitié droite de l'écran, c'est notre future baignoire. Nous avons évacué l'ancienne, en fonte, à bras d'hommes et une femme, par une nuit sans lune, en emballant les pieds dans du papier à bulles, pour éviter les bruits que nos aimables voisins ont eu tôt fait de nous reprocher (spéciale dédicace à la vieille chouette qui, depuis, nous a quittés pour d'autres baux où elle pourra user d'autres patiences. Si elle est si triste et si seule ce n'est pas parce que la vie est injuste et les hommes volages, mais bien parce qu'elle est conne et moche. Y'a pas de secrets.). Pas nos voisins d'en face, heureusement, eux sont trop cools !


15 juin 2008 : le papier peint au chalumeau

Autre tâche qui m'est revenue : gratter les murs pour virer le papier peint à peindre dont on l'avait farci. Car le fourbe n'était pas seulement collé-sur, il s'était, depuis le temps, aggloméré-à. Après avoir usé bien des bouteilles de produit à décoller, je me suis résolue à piquer le chalumeau des travaux de plomberie. Bon, ça décolle le papier peint. Mais ça tache le mur. Et pas qu'un peu. Cependant, repérez bien ce mur. Repérez mieux. Ca y est ? Bon, alors continuez.



21 Juin 2008 : solstice carrelé

C'est la salle de bain, donc, ou ce qu'il en reste après l'évacuation de la baignoire. Nous avons ensuite fait la plomberie et coulé du ciment pour obtenir un beau sol plat. Nous avons pu déposer délicatement dessus notre baignoire et y ajuster toutes les canalisations afférentes. Et enfin, le 23 juin, prendre notre premier bain (pour relire le post sur ce sujet, cliquez ici).


23 juin 2008 : notre premier bain

A ce stade (nous y sommes encore aujourd'hui, 8 septembre), rien de définitif puisqu'il s'agit d'abord de mettre en route une canalisation viable, conçue pour épouser au mieux le nouveau mobilier. Utilisable, cette installation n'en est pas moins temporaire, en attendant que nous en soyons au carrelage dans la salle de bains. Car, pour l'instant, c'est la cuisine et le salon-salle à manger qui nous préoccupent.

On y retourne donc et je dois vous faire un résumé qui nous mène jusqu'au mois d'août (faute de piles et de penser à en acheter, je n'ai pas pris de photos entretemps), date à laquelle, ayant fini la plomberie et l'électricité, mon amoureux et son géniteur sont venus me prêter main forte sur les murs pour les enduire, poncer et lisser en prévision de la peinture. Et il y avait aussi des trous à reboucher... notamment pour faire oublier qu'il y avait eu des murs là où il n'y en a plus aujourd'hui.


8 août 2008 : cachez ces tranchées que je ne saurais voir !


Sans relâche, durant des semaines, nous avons enduit, poncé, enduit, poncé... jusqu'au coup d'envoi de la peinture. Et au 25 août nous en êtions là...

25 août : la première latte de parquet

A droite de votre écran, vous reconnaissez celui qui est devenu notre ami, notre aspirateur de chantier, fruit des amours contre-nature de D2R2 (pour le design) et de Nono le petit robot, l'ami d'Ulysse (pour sa couleur rouge-l'Huma). Il a changé notre vie et nous a permis d'achever tous nos balais encrassés qui ont ainsi terminé de répendre plus de plâtre qu'ils n'en déplaçaient à notre profit.

Vous aviez bien repéré le mur de tout à l'heure ? Et bien chouffe le résultat

25 août 2008 : Méditations au pied du mur

Cette image me sert à présent pour mes séances de relaxation. Le contraste entre le blanc cassé satiné des murs et le blanc mat du plafond est pour moi une source constante de réflexion sur le bonheur du monde et l'avenir de l'humain. Le devenir de la tartine et de son côté beurré n'est jamais très loin.

Quelques heures plus tard, le parquet était posé (le parquet flottant, surtout celui de chez Ikéa, c'est trop facile pour des as comme nous!). Restait à poser la cuisine. Les photos arrivent très bientôt!

lundi 21 juillet 2008

Aïe

J'aime pas le lundi. J'aime pas le lundi quand il suit un dimanche paradisiaque, où j'ai pu donner libre cours à ma misanthropie naturelle : rester enfermée chez nous, avec mon amoureux, puis sans lui, car il travaille le dimanche. Un dimanche où j'ai ensuite gagné le littoral pour applaudir Alain Bashung après deux ou trois verres de picpoul et des huîtres dans l'espace VIP, au bord de l'étang de Thau. Où j'ai eu le flair de quitter le concert avant la fin (une fois ma chanson jouée) pour éviter de partir avec le troupeau. Où je suis rentrée chez moi tranquillement pour y trouver une foule de copains de bonne humeur, avec qui on a vidé quelques bières belges. Où j'ai pu vérifier que la combinaison picpoul+biere+écran-géant-trop-près n'est pas à recommander*. Où je me suis endormie avec mes lentilles et beaucoup trop tard.

Ce lundi, un clin d'oeil à Pénélope m'épuise déjà mais c'est bien vrai, je ne suis plus une jeune fille.

Doliprane, mon ami, pourquoi m'as-tu abandonnée ?


* Nous avons fait l'acquisition de la fameuse PS3 qui fait aussi lecteur Blue Ray alors notre belle télé écran plat 102 cm a enfin vu la lumière du jour car il fallait qu'on sache comment ça rend... Oui mais le salon est un vaste chantier alors nous avons installé le monstre dans une des chambres de dix mètres carrés dont trois habitables... La télé est à trois mètres du matelas qui sert de canapé dans ce salon improvisé. Pour regarder Into the Wild, c'est trop près.

jeudi 17 juillet 2008

Le froid c'est la vie

Aux environs du 17 novembre, je ne serai vraisemblablement plus du tout d'accord avec le titre de ce chapitre et je le renierai sans scrupules. Mais nous sommes le 17 juillet et, depuis deux jours, l'appartement du 3ème étage gauche du batiment A1 de la résidence la Roseraie abrite un nouvel occupant. Que les deux premiers ont accueilli avec des danses tribales ponctuées de cris de joie, avant de sacrifier un bouc à sa gloire. Fulbert le Frigidaire est à présent des nôtres. Enfin.

Il a fallu être doux avec lui. Après l'avoir transporté couché, nous l'avons laissé remettre ses gaz en place pendant 24 heures. Puis nous l'avons lavé (parce qu'un frigo fermé depuis huit mois, même s'il était propre à la base, il faut reconnaître que ça schmoutte, ça puire, ça poque bien du derche). Puis, comble du bonheur, nous l'avons rempli. Hier, tels deux guerriers du vingt-et-unième siècle, mon amoureux et moi-même avons regagné au supermarché nos grades de consommateurs à part entière. Plus aucun rayon ne nous était interdit. Nous nous sommes rués au frais pour redécouvrir les joies du Yop, des yahourts à la grecque, de la glace aux marrons de l'Ardèche, de la Leffe en carton de six bouteilles de 75cl, des rognons... de toutes ces choses qui ne se conservent et ne se consomment que froides. Parce que tiède, c'est dégueulasse (la bière, notamment*).

Un grand merci à ma petite famille qui a pris la route pour nous apporter Fulbert!


* Aux représentants de la perfide Albion qui seraient choqués par ce constat sans appel, je rappelle cette blagounette qui nous amuse beaucoup (tout est relatif) sur le continent : "Ah la gastronomie anglaise !... Pour s'y retrouver, il suffit de connaîtres les températures : si c'est froid, c'est de la soupe ; si c'est tiède, c'est de la bière."

mardi 1 juillet 2008

Un rythme d'enfer... Heureusement, y'a Joe !

J'aimerais vous y voir. Les travaux avancent, nous avons laissé la salle de bains en plan, mais utilisable. Il fait depuis dix jours une chaleur ahurissante. Ciel sans nuage et températures au-dessus de trente degrés, tous les putains de jour. Mon amoureux manie perceuse et disqueuse avec une virtuosité qui sent le métier. Ah... Euh... Sauf la disqueuse, qui est morte dans ses belles mains.

Mes journées ressemblent à ça : 8h00 réveil pour départ à 8h30... Ou parfois un petit poil plus tard... Jusqu'à 18h00 (pas beaucoup plus tard), je rédige au bureau et il faudra que je vous parle de nos adorables stagiaires. 18h00, le cerveau tout essoré, je regagne mon chez moi à travers les bouchons qui encombrent le rond-point de Port-Marianne et le feu qui croise le chemin de Moularès. Si vous êtes toujours parisien, vous devez être perdu ! Mais n'oubliez pas de rajouter la chaleur... et les cigales aussi, quand même, parce qu'il y en a en plein Montpellier !

Bref, je rentre chez moi, retrouver mon amoureux et son géniteur, qui s'affairent à notre bonheur depuis maintenant trois semaines. En réalité, j'apporte de la nourriture à deux fauves affamés, qui ont passé la journée enfermés dans les poussières de plâtre et qu'on distingue à grand peine des murs dont ils ont adopté le blanc manteau... Jusqu'ici, nous mangions (avec les doigts et des grognements de bête repue pour toute conversation), finissions les travaux sans bruit (ceux avec attendront des heures décentes) et nous couchions comme des brutes saoules, vers une heure du matin, ivres de fatigue et de chaleur, après une douche salvatrice. Et le lendemain, re-belote.

Mais depuis trois jours, c'est la renaissance ! Les parents de notre ami Joe sont partis en vacances, lui laissant la garde et la responsabilité de leur maison et de sa piscine. Joe aime les bons petits plats, le punch coco, les épices et les herbes rares, le métal en fusion et se baigner dans sa piscine. Nous aussi. Alors tous les soirs depuis maintenant trois jours, nous quittons notre petit Beyrouth à nous pour rejoindre la civilisation : une cuisine équipée, la conversation de Joe (sans soudure ni perçage au menu), un salon sans trous aux murs, avec canapé et table basse... le rêve quoi ! Nous préparons à manger tous ensemble et nous barbotons en gloussant dans la piscine. Puis, avec mon amoureux, nous rentrons et nous couchons comme des brutes saoules vers deux heures du matin. Et le lendemain, c'est aujourd'hui. Et je n'ai pas envie de travailler... ^^

C'est normal d'avoir envie d'un punch coco dans une piscine à 10h du matin ?