Pourquoi changer une équipe qui gagne quand je vois la cohue qui obstrue l'accès au site depuis l'inauguration d'une section "blague de..." ? Lorsqu'en plus le sujet reçoit la réaction escomptée de son public, comment résister davantage ? Nous avons exploré les contrées intellectuelles qui me sont chères : Veluland et Pinard County (ne pas confondre avec "Country", c'est fait exprès donc, le "r" en moins, les bonnes âmes à correcteur automatique peuvent faire taire leur claque-merde ; pour information, je voue à la musique country la même haine que Jean Yanne aux départementales et pour les mêmes raisons, je cite : "c'est plein de boue et ça sent mauvais"). Tournons-nous à présent vers la gastronomie des lendemains de cuite. Vous ne serez plus perdus, mes chéris.
Raoul rentre péniblement d'un tournoi de belotte sponsorisé par Pernod-Ricard. Afin de ne pas tomber sous les coups de sa bourgeoise, il se prépare un petit jus de citron avant d'aller se pager. Le lendemain, Mado, sans même laisser à l'aube le temps de blanchir la campagne, tire Raoul du lit à grands coups de pompes dans l'oignon et lui tient à peu près ce langage :
- T'as encore rentré torché de chez Moe, bois sans soif !
- Absolument pas, chère amie, vos yeux embués de sommeil vous abusent, j'ai regagné notre logis dignement, à une heure parfaitement décente... J'ai même souvenance de m'être rafraîchi d'un jus de fruit avant de vous rejoindre...
- Ah ouais ? Et le canari dans le presse-citron, il s'est suicidé ?
Cette blague pas du tout spécialisée clôt l'épopée de l'humour réservé qui nous a tenus en haleine pendant tant d'épisodes (deux, pour être exacte). C'est fini, rassurez-vous donc, et réchauffez-vous avec un petit jus de citron dans lequel vous aurez pris soin de verser deux doigts de rhum, ainsi qu'un peu de miel et de thym... Ca peut vous aider à oublier novembre quelques instants et c'est le seul remède qui fasse vraiment passer plus vite ce mois si difficile pour mes amis nordistes. Car, faut-il le préciser, nous sommes le 25 novembre, il fait froid, certes, mais, en tout cas à Montpellier, il fait un soleil radieux (depuis maintenant une semaine complète). Moi aussi je vous aime. Et moi, en plus, j'ai du soleil.
mardi 25 novembre 2008
mercredi 19 novembre 2008
Blague de dégustateur de vin français
L'enthousiasme délirant suscité par ma blague de velus m'incite à vous inviter à nouveau à me suivre dans des contrées d'humour réservé. Vous le savez, j'aime le vin, j'en déguste autant que je peux. Il me revient une conversation en forme de blague que j'ai eue avec Oz Clarke en Toscane (veuillez noter que "snobisme" ne prend qu'un "b" et que "prétention" contient deux "t", mais pas à côté. Étonnant, non ?).
- Pas de soleil de tout l'été, de la pluie tant que tu veux... et, devine quoi, ils nous prédisent un millésime classique à Bordeaux !
- Hé bé! Ça va sentir le poivron...
Ah quel filou ce Oz ! Vous ne trouvez pas ?
- Pas de soleil de tout l'été, de la pluie tant que tu veux... et, devine quoi, ils nous prédisent un millésime classique à Bordeaux !
- Hé bé! Ça va sentir le poivron...
Ah quel filou ce Oz ! Vous ne trouvez pas ?
mardi 18 novembre 2008
Blague de velus
Il y a les dictons, mais il y a aussi les blagues spécialisées. J'ai personnellement adhéré à un groupe Facebook intitulé "J'ai déjà ri à une blague de juriste". Depuis que je connais Bashfr.org, je pige même quelques blagues d'informaticiens (déjà, quand on appelle un geek un informaticien, c'est qu'on ne fait pas partie de la famille!). Mais connaissez-vous l'humour velu ? Je ne vais pas parler de blagues de métalleux, car ce serait trop réducteur au regard de la variété des goûts de mes velus proches. Mais un blague sans synthétiseur et sans boite à rythme, avec de vrais instruments dedans, ça vous dit ?
- L'épreuve ultime, c'est un duel à la batterie contre le Diable.
- Ouais, c'est faisable.
- Sauf que dans le film, le Diable, c'est Dave Grohl.
- Ah ouais, c'est mort.
J'en pleure de rire (ben si!). Pas vous ? Oh les nuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuls...
- L'épreuve ultime, c'est un duel à la batterie contre le Diable.
- Ouais, c'est faisable.
- Sauf que dans le film, le Diable, c'est Dave Grohl.
- Ah ouais, c'est mort.
J'en pleure de rire (ben si!). Pas vous ? Oh les nuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuls...
lundi 17 novembre 2008
I need a hero
Connaissez-vous Gibert ? Le marchand de manuels des Sorbonnards, des Assassistes, des Panthéoniens... On le trouve à Paris place et boulevard Saint-Michel. Pour les vrais Parisiens, il n'y a pas vraiment d'autres adresses, juste des rumeurs. Et pourtant, on trouve quelques autres Gibert à travers la France. Ainsi, à Montpellier, il est sis place de la Préfécture ! Lorsque je m'en suis aperçue, au lendemain de mon arrivée à Montpellier, je ne me suis soudain plus sentie orpheline : je n'avais pas encore de sushi, mais j'avais un Gibert. Or, le cher ange me fournit en DVD et CD (pour l'auto-radio de ma voiture) à vil prix.
Gibert est-il un héros ? Plus précisément, est-il le héros dont j'ai besoin et que décrit la chanson ? Gibert est un héros, en quelque sorte, certes. Voire, mon héros, quelques secondes par mois seulement, lorsque je mets la main dans ses rayons sur l'intégrale de Shogun, à vendre d'occasion pour un tiers de son prix recommandé (et âprement surveillé par mes radars avides, gniiiiiiit). Mais c'est trop mince pour que je me sente redevable auprès de Gibert de son courage, de sa grandeur, de son abnégation de héros. Je lui dois un prix avantageux, pas le génie du compositeur de la chanson, ni celui de l'oreille qui l'écoute (c'est à dire le mien ! Oh !!! Vous suivez ?).
Car, depuis samedi, c'est en parfaite ingrate que je danse sur la musique du film Shrek 2. L'un de ses titres m'a ramenée au plus près d'une folle qui incarne, à mes yeux, une folie que j'ai en commun avec elle. Par une aberration de la nature que l'on ne s'explique pas, cette femme, comme n'importe quel homme, comme moi-même quand je m'en souviens, est dotée d'un reflexe étrange : elle regarde dans un miroir quand on lui parle du prince charmant. J'ai nommé Jennifer Saunders car je suis folle de cette folle. Sa version de Holding Out for a Hero me donne des ailes.
"Oh, fantastique ! Un héros qui va venir me sauver, il sera fort, rapide et tout frais sorti du combat..." HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Après avoir tant ri, écoutez la chanson, vous comprendrez : l'interprétation épique du titre vous donne des ailes et réveille en vous le super-héros qui roupille. Votre enfant intérieur va sûrement le prendre comme un coup de pied au fondement, au moins il saura pourquoi il pleure. Et puisque le héros est en nous, tout ce dont on a vraiment besoin, en fait, à l'arrivée, c'est de mettre LE VOLUME A FOND !
Gibert est-il un héros ? Plus précisément, est-il le héros dont j'ai besoin et que décrit la chanson ? Gibert est un héros, en quelque sorte, certes. Voire, mon héros, quelques secondes par mois seulement, lorsque je mets la main dans ses rayons sur l'intégrale de Shogun, à vendre d'occasion pour un tiers de son prix recommandé (et âprement surveillé par mes radars avides, gniiiiiiit). Mais c'est trop mince pour que je me sente redevable auprès de Gibert de son courage, de sa grandeur, de son abnégation de héros. Je lui dois un prix avantageux, pas le génie du compositeur de la chanson, ni celui de l'oreille qui l'écoute (c'est à dire le mien ! Oh !!! Vous suivez ?).
Car, depuis samedi, c'est en parfaite ingrate que je danse sur la musique du film Shrek 2. L'un de ses titres m'a ramenée au plus près d'une folle qui incarne, à mes yeux, une folie que j'ai en commun avec elle. Par une aberration de la nature que l'on ne s'explique pas, cette femme, comme n'importe quel homme, comme moi-même quand je m'en souviens, est dotée d'un reflexe étrange : elle regarde dans un miroir quand on lui parle du prince charmant. J'ai nommé Jennifer Saunders car je suis folle de cette folle. Sa version de Holding Out for a Hero me donne des ailes.
"Oh, fantastique ! Un héros qui va venir me sauver, il sera fort, rapide et tout frais sorti du combat..." HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Après avoir tant ri, écoutez la chanson, vous comprendrez : l'interprétation épique du titre vous donne des ailes et réveille en vous le super-héros qui roupille. Votre enfant intérieur va sûrement le prendre comme un coup de pied au fondement, au moins il saura pourquoi il pleure. Et puisque le héros est en nous, tout ce dont on a vraiment besoin, en fait, à l'arrivée, c'est de mettre LE VOLUME A FOND !
mercredi 12 novembre 2008
Mon meilleur ennemi, c'est toi, Peter
Tous mes ordinateurs s'appellent Peter. Oui. Peter l'Ordinateur. Un jour peut-être je vous raconterai mon petit peuple de fauteuils, de cafetière et d'écumoire tous vivants.
En attendant, Peter est là devant moi, son calme olympien ne fait qu'attiser ma haine de lui. J'ai ripé sur "fermer la fenêtre" au lieu de seulement la réduire. Sans sauvegarder. Je travaillais depuis deux heures sur un dossier des plus fastidieux. Je l'ai dans l'os. C'est tout. C'est ça le drame de Peter: son inflexibilité, qui échappe aux notions de méchanceté et de gentillesse, par-delà Bien et Mal (petit clin d'oeil à Friedrich, ça va, couille d'Ubermensch?). Mais si je le traite de primaire, il me répond que je n'utilise que 6 % de ses capacités et me demande qui est la plus primaire des deux... A partir de maintenant je le traite de binaire, au moins, il ferme sa mouille.
Là, je ne vous le cache pas, il se marre bien de ma bourdasse. Il sait que je ne peux m'en prendre qu'à moi. Il sait que ma mauvaise foi est ma seule planche de salut face à ma faible estime de moi couvrant mon égo sur-dimensionné. Traduisez: pour ne pas regarder en face la gourde que je suis, je vais trouver un moyen de tout lui mettre sur le dos. Bêtement mais avec tout l'aplomb du monde. Comme font les lâches.
Or, à lâcheté, lâcheté et demie : je ne peux pas m'en prendre à Peter, lui-même. Non ! Il faut remonter plus loin ! Suivre le fil ! Je n'ai pas été la victime isolée d'un ordinateur idiot, mais l'un des nombreux sacrifiés sur l'autel du progrès et du profit, dans un temple érigé par le plus grand coupable du plus grand nombre de maux attribués à un être humain ou à une mécanique infernale, j'ai nommé: Bill Gates!
Donc, pour illustrer l'infâme plantage dont j'ai été la malheureuse victime innocente et qui a réduit à néant des heures de travail acharné malgré toutes mes précautions de sauvegarde, je vous présente un petit dicton qui me paraît fort à propos, tout droit sorti de la planète Geek 12 :
"Si Microsoft inventait un truc qui plante pas, ce serait un clou"
PS : j'ai pris des cours accélérés pour maîtriser la mauvaise foi au plus vite lors de mon entrée dans la vie professionnelle. C'est venu tout seul, comme vous pouvez le lire, on arrive très vite à une pratique courante de ce langage au départ rebutant, faute de la plus petite trace d'honnêteté, intellectuelle ou tout court. Le tout est de la parler couramment sans la confondre une seule seconde avec sa langue maternelle. Car n'oubliez pas : la mauvaise foi, ce n'est pas une langue, c'est de la flûte !
En attendant, Peter est là devant moi, son calme olympien ne fait qu'attiser ma haine de lui. J'ai ripé sur "fermer la fenêtre" au lieu de seulement la réduire. Sans sauvegarder. Je travaillais depuis deux heures sur un dossier des plus fastidieux. Je l'ai dans l'os. C'est tout. C'est ça le drame de Peter: son inflexibilité, qui échappe aux notions de méchanceté et de gentillesse, par-delà Bien et Mal (petit clin d'oeil à Friedrich, ça va, couille d'Ubermensch?). Mais si je le traite de primaire, il me répond que je n'utilise que 6 % de ses capacités et me demande qui est la plus primaire des deux... A partir de maintenant je le traite de binaire, au moins, il ferme sa mouille.
Là, je ne vous le cache pas, il se marre bien de ma bourdasse. Il sait que je ne peux m'en prendre qu'à moi. Il sait que ma mauvaise foi est ma seule planche de salut face à ma faible estime de moi couvrant mon égo sur-dimensionné. Traduisez: pour ne pas regarder en face la gourde que je suis, je vais trouver un moyen de tout lui mettre sur le dos. Bêtement mais avec tout l'aplomb du monde. Comme font les lâches.
Or, à lâcheté, lâcheté et demie : je ne peux pas m'en prendre à Peter, lui-même. Non ! Il faut remonter plus loin ! Suivre le fil ! Je n'ai pas été la victime isolée d'un ordinateur idiot, mais l'un des nombreux sacrifiés sur l'autel du progrès et du profit, dans un temple érigé par le plus grand coupable du plus grand nombre de maux attribués à un être humain ou à une mécanique infernale, j'ai nommé: Bill Gates!
Donc, pour illustrer l'infâme plantage dont j'ai été la malheureuse victime innocente et qui a réduit à néant des heures de travail acharné malgré toutes mes précautions de sauvegarde, je vous présente un petit dicton qui me paraît fort à propos, tout droit sorti de la planète Geek 12 :
"Si Microsoft inventait un truc qui plante pas, ce serait un clou"
PS : j'ai pris des cours accélérés pour maîtriser la mauvaise foi au plus vite lors de mon entrée dans la vie professionnelle. C'est venu tout seul, comme vous pouvez le lire, on arrive très vite à une pratique courante de ce langage au départ rebutant, faute de la plus petite trace d'honnêteté, intellectuelle ou tout court. Le tout est de la parler couramment sans la confondre une seule seconde avec sa langue maternelle. Car n'oubliez pas : la mauvaise foi, ce n'est pas une langue, c'est de la flûte !
lundi 3 novembre 2008
Dicton du jour
Allons bon : je cherche partout une petite fenêtre. Pour mon blog. Mon Fafane ultime et préféré m'a donné une idée : publier un petit dicton du jour qui me permettrait de vous faire patienter entre chaque prose... Mais je ne sais toujours pas comment ouvrir une deuxième fenêtre dynamique sur ce blog. Rien que des fenêtres statiques pour écrits bloqués. Or ce n'est pas l'objet d'un dicton du jour!
Alors? Alors le voici, le dicton du jour. Un dicton de sagesse africaine. Je n'en suis pas l'auteur aujourd'hui mais ce ne sera pas toujours le cas, tenez-vous le pour dit.
A très vite et n'oubliez pas : « Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux. »
Alors, heureux ?
Alors? Alors le voici, le dicton du jour. Un dicton de sagesse africaine. Je n'en suis pas l'auteur aujourd'hui mais ce ne sera pas toujours le cas, tenez-vous le pour dit.
A très vite et n'oubliez pas : « Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux. »
Alors, heureux ?
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